Audioguides
pour la culture des états intérieurs bienfaisants



Introduction

"Je jette des mots en avant de moi pour qu'ils me tirent"
Jean Sulivan


Bienvenue sur cette page où vous trouverez à titre d'exemples quelques audioguides qui peuvent vous permettre une culture d'états intérieurs bienfaisants.

Il s'agit de cultiver de bonnes choses en soi comme on cultive un jardin.
Cultiver des états intérieurs qui nous aident à vivre dans une meilleure entente avec nous-mêmes, avec autrui et dans les situations que nous pouvons traverser.

Cette page est une invitation à vous fabriquer votre propre audioguide.

Dans ce domaine, le "sur mesure" est en effet préférable au "prêt à porter" : il s'agit de trouver progressivement une bonne façon de se parler à soi-même, de s'inviter, avec sa propre voix, au meilleur de soi.

Il s’agit de trouver les mots qui nous conviennent et aussi l’intonation juste. Nous avons besoin d’être guidés par une voix douce qui appelle, accompagne, une voix faite de bienveillance et d’assurance qui nous guide avec douceur et sureté.

Il nous faut des paroles prononcées à intervalle régulier avec des intervalles de silence et d’écho intérieur.
La parole pose des invitations, des appels régulier, pour orienter la conscience. Elle vient et puis se retire pour laisser place à une résonance silencieuse. L’énergie mentale converge sous l’effet de la parole puis, pendant le temps de silence, résonne à ce qui vient d’être dit et progressivement diverge. Alors la parole revient et doucement la récupère pour la focaliser à nouveau.

Imperceptiblement, cette activité va laisser en nous des traces qui peu à peu, comme de jeunes plantes, vont s’enraciner et porter du fruit. Les effets seront très progressifs et, comme dans l'activité d'un jardinier, la pratique se fait sans attente de résultat immédiat.

Mode d'emploi

Plusieurs thèmes de parcours successifs sont proposés ci-dessous.

Il s'agit d'y "faire son marché". Ecouter tout ou partie en étant attentif à ce qui vous attire, ce qui est aidant, et à ce qui ne l'est pas.

Vous pourrez ainsi retenir ce qui vous convient, modifier ce qui ne vous convient pas pour réaliser ensuite votre propre parcours, adapté à votre personnalité et à vos besoins. Pour cela, vous pourrez vous reporter au texte qui a été enregistré, le modifier et le compléter en écrivant votre propre texte.

Ensuite vous pourrez le lire en utilisant l'enregistreur vocal de votre téléphone portable ou de votre smartphone. Vous pouvez aussi utiliser un logiciel d'enregistrement audio comme Audacity, qui est libre d'accès sur internet (lien d'accès à ce logiciel).

Puis vous vous offrez des temps d'écoute réguliers de votre parcours. Au bout de quelques jours ou semaines de pratique, viendra un temps on vous aurez besoin de faire les modifications : vous pourrez corriger votre texte et reprendre des parties de votre enregistrement pour l'expérimenter à nouveau.

Bonne exploration et bonnes réalisations !



Audio-culture du calme et de la confiance (23mn)

« La réceptivité 
c'est d'être en contact avec ce qui nous entoure. 
C'est un état actif et conscient, le contraire de la passivité. 
Ce n'est pas une pensée, c'est un sentir. 
Cela ne manque jamais et c'est toujours juste. » 
Roger Vittoz

Introduction au calme et à la confiance existentielle : 
Le calme est le terreau de stabilité des autres états. Il est la condition nécessaire pour nos apprentissages. 
Nous commencerons par l'établir avec des gestes conscients de détente corporelle.
Ensuite nous pourrons nous enfoncer dans ce calme pour éveiller un peu de confiance profonde, une confiance dans les processus vitaux qui se déroulent dans notre corps sans que nous ayons à nous en soucier. La prise de conscience de ces processus, en particulier de notre respiration, développera peu à peu un état de confiance existentielle et de gratitude dans le simple fait d’être en vie. Nous y resterons un peu de temps afin de baigner dans ce climat intérieur de paix qui peut satisfaire notre besoin vital de sécurité.  

Je suis dans un endroit calme et protégé, j'ai fermé la porte, débranché mon téléphone, je ne serai pas dérangé. J'ai du temps disponible et tranquille devant moi. Je vais commencer par une prise de conscience progressive de différentes parties de mon corps, en alternant un mouvement, ou un toucher, puis un repos. Le mouvement focalise mon attention sur une partie du corps puis, en la laissant reposer, je passerai à un simple accueil des sensations, j'entrerai en réceptivité. Dans ce balayage corporel, c'est par la détente progressive et consciente de mon corps que je vais instaurer le calme dans mon cerveau.


Lien vers le texte de l'audioguide



Le calme par l'évocation d'un lieu :
le bord d'un lac (5mn)

Je suis assis confortablement, dans un endroit tranquille où je ne serai pas dérangé. Je ferme les yeux. Je m’imagine être assis au bord d’un lac. C’est un matin d’été. Je sens encore un peu de la fraîcheur de la nuit. J’entends le tranquille clapotis de l’eau. Une très légère brise me caresse la nuque et les cheveux. J’aperçois une petite brume qui s’élève lentement au dessus de l’eau … et puis se dissipe. Un chien aboie au loin. J’observe ma respiration se faire, toute seule, simplement. Je suis assis au pied d’un arbre. J’entends le bruissement des feuilles. Un oiseau chante et puis s’envole sur ma droite. J’entends le chant d’un coq dans la ferme derrière moi, un peu à gauche. La brise dessine de légères ondulations à la surface de l’eau. Je goûte le calme de ce lieu. Une feuille se détache de l’arbre et vient reposer à la surface de l’eau. Elle danse, légère, avec les mouvements de l’eau. Je sens mon corps qui se détend. Il se repose. Je sens son poids et mon assise. Ma respiration va et vient calmement. Le calme du lieu peu à peu m’imprègne et je sens qu’il habite maintenant mon corps. Ma respiration se fait plus lente et plus profonde. Je laisse le calme du lieu habiter peu à peu mon esprit. Je suis bien ici. Mon corps est calme. Ma respiration est calme. Le calme du lieu habite maintenant mon esprit.

 


Audio-culture d'une bienveillance
pour ce qui souffre en soi :
la pratique de l'auto-compassion (28 mn)

A la suite d'un vécu difficile, voilà que nous ne nous sentons pas bien.
Il y a des choses en nous qui s'agitent, des zones de tension et de mal être.
Ce sont des zones froissées ou blessées en différents lieux de notre sensibilité.
Le mental s'active aussi beaucoup autour de ça. Chacune de ces zones perturbées aspire à un mieux être.
Elles ont besoin de recevoir de l’empathie et de la compassion.
Dans ce parcours notre instance de conscience et de bienveillance va se trouver mobilisée pour accueillir les différentes zones de mal être et dialoguer avec elles pour entendre leur message. Le parcours commence par un temps de réceptivité corporelle pour repérer les zones de tension puis la conscience va se déplacer depuis les contenus émotionnels vers les besoins et aspirations sous-jacents.

Vous trouverez sur cette page plus de détails sur ce parcours ainsi que le texte qui a été enregistré.



Pour se préparer à être attentif en vue d'une tâche ou d'une rencontre (8mn)

Il s'agit en quelques minutes de parvenir à se détendre et à se poser en vue d'une activité qui va nous demander d'être particulièrement présent et attentif. J'utilise ce parcours en particulier pour me préparer à accueillir une personne en entretien.


Lien vers le texte de l'audioguide



Accueil d'autrui en soi (10mn)

Dans ce parcours, sur la base de l'accueil de notre vécu intérieur instauré précédemment, nous nous invitons à faire une réelle place en nous à l'être de l'autre, dans sa différence et son mystère, à l'abri si possible de nos désirs, craintes et projections.



Lien vers le texte de l'audioguide

Accueil d'une personne avec qui la relation est difficile (10mn)

Dans ce parcours, nous évoquons une personne avec qui nous avons des difficultés. Nous commençons par accueillir les différentes parts de nous-mêmes qui sont activées par cette évocation. Puis nous tentons de dégager en nous un espace pour pouvoir accueillir cette personne au delà de ce que nous pouvons en percevoir.



Lien vers le texte de l'audioguide



Le travail de changement d'état (5mn)

Dans la vie courante il peut nous arriver de nous trouver piégé dans un état intérieur pénible sans pouvoir  en sortir. Changer d’état demande de l’énergie. Un état négatif est comme le fond d’une ornière d’où il faut parvenir à s’extraire. Pour prendre une image, nous pouvons symboliser notre disposition intérieure par une petite bille qui roule facilement dans la vallée d’un état négatif. Un tel état est plutôt stable car les forces inadaptées de nos habitudes semblent naturellement l’y maintenir, alors que nous avons du mal à atteindre et demeurer sur le « sommet » d’un état positif. Il est instable car très vulnérable aux perturbations internes comme externes. Une des vertus de notre travail de culture d’état est de créer comme un enfoncement sur le sommet de la colline d’un état positif. De sorte que s’il est instauré, il a plus de chance de résister aux perturbations. C’est ce que veut symboliser le schéma ci-dessous.

changement état

Maintenant, quand on se trouve au fond du trou, il faut quand même comme un bon coup de rein pour parvenir en cet état choisi. Comment faire pratiquement ? 
Voici une façon de s’y prendre, à la fois douce et peu coûteuse en énergie .
Partons par exemple d’un état assez éloigné du calme : une inquiétude, une préoccupation, une tension ou un stress pour une cause quelconque. Prenons une feuille de papier blanc et un crayon. Nous sommes assis à une table et disposons la feuille devant nous avec son plus grand côté à l’horizontale. Nous évoquons la situation vécue et l’état dans lequel nous nous trouvons de ce fait. Nous l’accueillons tel qu’il est, bien qu’il soit pénible. Pour le moment c’est ainsi. Puis nous cherchons à le nommer le mieux possible. Nous l’écrivons au bas de la feuille. Par exemple : 
« oppression ».
Voila notre état actuellement ressenti. 
Maintenant nous allons circonscrire cet état. Pour cela nous traçons consciemment un  arc de cercle au dessus du mot que nous venons d’écrire. Ses extrémités rejoignent le bas de la feuille de papier, de sorte que le mot s’y trouve comme enclos, enfermé. Nous délimitons son espace et son influence.
Il y a maintenant de la place pour autre chose. Nous portons le regard sur le haut de la feuille pour contempler un moment tout cet espace blanc qui se trouve disponible. Nous respirons dans cet espace. Nous respirons cet espace. Tout ce blanc est une vaste disponibilité pour vivre autre chose. Nous pouvons consciemment l’habiter, y demeurer quelques instants. Puis nous choisissons un état opposé à celui d’où nous sommes partis. Nous nommons  cet état choisi. Par exemple : 


« Calme», ou bien « Détente », ou encore « Paix ». 
Nous écrivons tranquillement et consciemment ce mot dans l’espace disponible. Notre écriture est calme et déliée. 
Nous contemplons ce mot qui occupe à présent l’espace de notre feuille. Nous reviennent les mots de notre parcours audio-guidés qui nous induisent habituellement en cet état et que nous connaissons à présent par cœur. Peu à peu, comme dans notre culture quotidienne, l’état s’instaure. Nous le laissons faire son chemin dans notre corps. Nous respirons tranquillement en présence de ce qui se trouve sur notre feuille. Nous laissons ce mot d’état faire son chemin dans notre esprit.
Nous voilà parvenu au terme du changement d’état. Nous pouvons reprendre notre activité. En toile de fond l’état choisi est là. Si de nouveau une perturbation nous fait basculer dans l’ornière, un simple regard sur la feuille peut nous aider à le rétablir. Il faut faire jusqu’au bout cette expérience pour en découvrir tout le bienfait. 

Nous pourrons plus tard revenir vers l'état d'oppression que nous avons vécu pour l'accueillir et écouter le mieux possible ce qu'il veut nous dire. Nous pourrons pour cela prendre le temps du parcours d'auto-compassion proposé ci-dessus.




Un parcours à contempler

Voici pour finir un parcours visuel à contempler en silence.