"Ici, je me tiens..."

Une audio-culture de chemins intérieurs d'hospitalité



'' Où es-tu ? "

L'intention de l'audioguide présenté ici est de cultiver en soi des chemins d'hospitalité pour soi-même et pour autrui.

Ce parcours audio-guidé est un dialogue entre "Qui je suis" - l'instance de conscience profonde et de lucidité qui est au cœur de mon être - et "Quoi je suis", les différentes facettes de ma personnalité, les différentes parts de moi activées par les circonstances présentes passées ou imaginées.

Chaque fois que le pronom "Je" est employé c'est "Qui je suis" qui parle.
Chaque fois que les pronoms "me", "moi" sont employés, il désignent "Quoi je suis".

Un des objectifs de ce parcours est de favoriser l'émergence du "Je", du "Soi", du "Self" - pour employer les dénomination de plusieurs auteurs -  et de cultiver une relation de confiance entre ce "Je" et les différentes parts de moi qui se manifestent pour se faire entendre.
Le "Je" accueille et prend en considération chaque part de moi animée par un manque, par une aspiration à être qui ne se trouve pas comblée dans les circonstances présentes.
C'est un chemin d'auto-empathie et d'accueil de soi qui favorise ensuite l'accueil empathique d'autrui.

Un cheminement en plusieurs étapes

Première étape : l'accueil du corps.
Le faisceau de la conscience se déplace de bas en haut pour établir une réceptivité globale.
L'état présent du corps est observé et accueilli.

Deuxième étape : l'accueil bienveillant du vécu intérieur.

Troisième étape : la rencontre entre chaque part de moi et la vie qui l'anime.

Quatrième étape, l'accueil d'autrui.






ECOUTE de L'AUDIOGUIDE

L'audioguide dure 1heure.
Il est bon de se choisir un temps dédié et un lieu calme, où l'on ne sera pas dérangé. 
En différents moments, il peut être bon de faire une pause quand le besoin se fait sentir.
Se pauser et goûter, le temps qu'il faut, l'état dans lequel on se trouve.


Texte de l'audioguide

Où es-tu ?

Oui, où es-tu ?

Me voici

...

Je suis là

Avec la vie présente en chaque part de moi

me voici

comme je suis je viens

je fais retour

comme je suis

je fais retour

Je fais retour

vers le conscient, au fond de moi

Quelle est mon intention ?

...

Me trouver là

en cet état

en cet instant

Ici je me tiens

Oui, c’est je qui me tient

Dans le présent

Je m’invite

en toutes les parts de moi à ce retour, à revenir à cette présence, à cette conscience 

Oui

Je fais retour au présent

Au présent de mon corps

Je sens ce qui est

Je laisse venir ce qui vient

Comme c’est

Je fais place à ce qui est

Là dans mon corps

Pour cela

je laisse descendre la lumière de ma conscience jusqu’à mes pieds.

Et là, je remue un peu le pied droit… et puis je le pose, je le dépose.

Je fais place aux sensations qui m’y viennent.

Oui, ma conscience éclaire ce qui s’y passe, là maintenant.

J’accueille ce qui s’y passe. Comme c’est.

Puis je remue un peu le pied gauche…  je le dépose.

Je fais place aux sensations là, éclairées par ma conscience.

Bon. J’accueille maintenant mes deux pieds en même temps. Je me tiens en leur présence.

Je m’en contente.

Je respire simplement en cette présence.

Je laisse venir. Je laisse aller.

Une fois, deux fois, trois fois.

Ma conscience remonte à présent le long de mes chevilles, de mes jambes et s’arrête à mon assise, à ce qui se passe au niveau des fessiers, du bassin, du ventre. Là encore je me pose, je me dépose.  Je fais place.

J’observe et j’accueille. Je respire en présence de tout mon bassin.

Puis je remonte le long de la colonne vertébrale, j’observe et j’accueille tout ce qui se passe là, au niveau du thorax et du dos, que ce soit tendu ou détendu, j’accueille ce qui est sensible, ce qui bouge… j’y respire… j’y demeure quelques instants…

Puis  je vais jusqu’aux épaules et

je redescends le long des bras, jusqu’aux mains.

Tout cela se pose, se dépose, en sa place, avec le thorax, sur le bassin.

J’observe les sensations de contact au niveau des mains. A droite… à gauche…

J’y demeure un instant.

C’est bien…

Je repose maintenant la tête sur mes épaules en la remuant légèrement.  J’accueille ce qui se passe au niveau du cou et des épaules.

Puis j’accueille tous les muscles du visage, en respirant  à droite, à gauche, j’accueille la mâchoire,  les lèvres, l’intérieur de la bouche, les narines, les paupières, le front, les tempes et le cuir chevelu.

C'est bien, je respire…

 

Enfin le projecteur de ma conscience redescend doucement, comme une caresse, dans un balayage de haut en bas, sensible au lien qui est là entre toutes ces parts de mon corps,

Depuis la tête, le visage,  la nuque, les épaules,  les bras, les mains, tout le dos, le thorax, le ventre, le bassin, les jambes, les genoux, les chevilles et enfin les pieds,

me voilà  présent à ce qui se passe en surface et au dedans, à tout ce qui circule là en ce moment.

Voilà.

Tout se tient

Oui, tout se tient

Je demeure avec ce qui me vient de chaque point. J’observe et j’accueille l’ensemble de ce tissu vivant, sensible, respirant… qu’est mon corps en cet instant.

Puis-je être attentif à tout cela ?

En cet instant ?

En cet instant ?

Comment est-elle cette conscience ?

Est-elle emportée par ce qui désire et s'agite ?

Ou bien est-elle attentive ?

Tranquille ?

Douce ?

Posée ?

Elle est comme elle est…

Je prends le temps…

J'accueille ce qui se passe

Je suis toujours là ?

Mais oui, je suis là …

J’accueille tout ce qui est, là…

J'accueille la vie en chaque part de mon corps...

J’accueille aussi ce qui est peut-être inquiet, préoccupé, souffrant ou mécontent…

Pour le moment, je reste avec  tout ça, je reste en contact, je m’en contente et j’y respire tranquillement…

Une fois, deux fois,  trois fois.

… je demeure… Je suis là…

Ici je me tiens simplement en présence

En présence de mon corps

En présence de ce que je ressens

De ce qui m’habite

De ce qui me traverse  

En présence de toutes les parts de moi comme elles sont, rassemblées là autour de la lumière de ma conscience.

Autant que possible, je consens

à tout ça  

à ce que je perçois, à ce que je sens, aux pensées qui se forment et qui passent

sur les pentes de mes désirs et de mes peurs

Je laisse aller,

Je laisse venir

Oui me voici

Comme ça

En cet instant

Et je m’accueille en chacun de mes états

Autant que possible

En chaque nouvel instant

…..

Oui me voici

En chaque nouvel instant

Accueilli

………………

Et je demeure là

attentif  à  ce qui se passe en moi…

 

Je ravive l'intention de laisser venir ce qui me vient…

 

Qu'est-ce  qui s’exprime là ?

Quoi de sensible ? J’observe là où des rides se forment au lac intérieur, là où peut-être différentes parts de moi-même s’agitent et font des vagues...

Je repère ce qui bouge, ce qui se crispe peut-être…
Je m’ouvre à ce qui se passe, là, en cet instant
Qu’est-ce donc ?
Il y a t-il des zones de craintes ? d’incertitude ? de peur ?
Il y a t-il aussi des zones de manque, avec des tensions désirantes ? des attentes ?
ou encore des zones de tristesse, de regret, de perte, des déconvenues ?
Ou bien un mécontentement, une zone d’irritation, ou de colère ?
Je repère ces zones, particulièrement sensibles, tendues ou en souffrance
Je suis là, … oui, je suis là

En présence  de ces parts de mon être où je sens ces tensions.
J’en réalise l’intensité, l’importance. Je leur dis : oui, je t’entends…
Je t’entends…
Je t’offre un espace d'accueil et de tendresse où te poser, là, comme tu es…
Tu as ta place chez moi, ici, dans mon cœur, et dans ce corps. Un lieu pour être, là, comme tu es, dans ton mécontentement, dans ton mal être…
Et je suis là, à tes côtés…

J’écoute ce que tu me dis de toi, posée là en mon corps, j’observe comment tu t’y déplaces, et comment tu te transformes...

 

Je perçois qu’une autre part de moi-même a le désir de fuir, d’éteindre ou d’éviter ces sensations pénibles.

Je lui fais de la place...

Je comprends son désir de mieux être. Je perçois, j'entends, je sens, je mesure à quel point c’est encore difficile d'éprouver ça.  Oui, toi qui voudrais vivre autre chose, je te propose d’entrer ensemble en confiance, en patience, en présence de ces zones de mal être et d'accepter que j’en prenne soin et que je leur tienne compagnie.
Oui, je prends chaque part de moi en considération, je la réintègre en mon être, elle est bienvenue, elle a quelque chose à nous dire. Aussi je lui parle avec amitié, bienveillance et je lui dis :
oui, tu souffres autour d’un vide, d’une zone de peur, de détresse ou de manque.

Oui…
Au fond, quel est ce manque ?
Qu'est-ce que tu cherches là ?
Qu'est-ce que tu aimerais vivre ?
Quel est donc ce bien que tu cherches ?
Dis- moi ?
Et je laisse venir ce qui vient
Si je peux, je le note comme ça se dit

Oui
Tu cherches ça...

Et si tu l’avais…
Si tu l’avais ça te permettrait de vivre quoi ?

Oui, tu cherches ça
qui ne t’apparaît pas...
Bon !

Bon.
En effet, c'est un bien, c'est  précieux ce que tu cherches
Et je réalise, je perçois à quel point c’est désirable...
J’accueille l’insatisfaction et le mal être du fait de son absence,
Car c’est vrai, pour le moment, il n’apparaît pas
Alors, je t'invite à t'asseoir, si tu veux bien, à t'asseoir avec cette zone de manque,

dans tout ce qui te signale que tu es en vie, là, en ce moment présent…

Est-ce que tu sens l’air qui te traverse ?
...

En cet instant…

….
Tu sens ?

Qu'est-ce qui se passe là en toi quand tu peux te rendre ainsi attentif à cette respiration ?

En silence …

Cette zone de manque veut elle bien se laisser rencontrer par la vie ?

Veut elle bien se laisser apprivoiser, épauler par le vivant présent là ?
et par ce moment présent ?

...

Oui, là, sans rien à faire de spécial


voici la vie qui héberge ce manque,
la vie présente

la vie consciente

qui l’enveloppe  de sa chaleur,
au cœur de ce corps qui respire,
En cet instant…
tu sens à la fois

et le manque

et la vie…

La vie en toi qui désire avec toi le bien qui te manque

Et toute son énergie pour ce bien...

Qui se laisse goûter quand vers elle silencieusement tu te retournes…

 

…………………………


Oui, qu'est-ce donc qui est déjà bien ?
Qu’est-ce qui est déjà bon
Là par-dessous ?
Tu le sens un peu
au moins un peu
N'est-ce pas ?

oui
Je sens mon existence,
Dans l’épaisseur sensible, chaude et vivante de mon corps

seconde après seconde

je la goûte

goutte à goutte

avec la conscience

ma lampe allumée

Je sens la coexistence de toutes les parts de moi-même avec tout ce qui vit, avec tout ce qui est
là tout autour,

du plus intime, au plus lointain
en cet instant
…………………………………..
Oui tout se tient, tout se tient…

….

Et je contemple

Là dans le secret

Je contemple et je goûte

La vie en elle-même

En son incessante origine

Cette vie qui respire

Et que j’honore en l’accueillant telle qu’elle est

Et que j’honore en l’accueillant telle qu’elle est

dans un mouvement qui m'y confie…

….

attentif

Je contemple

ce qui est

...

gratitude

Tout ce qui est là, en cet instant

c’est bien

j’y respire

j’y demeure.

...............

Ici, je coïncide … avec qui est…

ici… je me permets de lâcher prise…

et de m’abandonner au présent

 

Ici, je me tiens

Gratitude.

-------------------------------- Bruits de la nature pendant la nuit ------------------------------------

Dans cet état de présence intérieure

Je fais à présent un tour d’horizon des personnes avec qui je suis en relation en ce moment…

Je les évoque une à une…

Intérieurement je me place face à elles…

En silence

J’évoque leur visage…

Je les rejoins…

Je laisse me venir leur présence…

Je délimite en moi un espace libre pour les accueillir, en mettant de côté mes craintes ou mes désirs, mes représentations à leur sujet.

Je me laisse les accueillir en ce qu’elles sont, en leur être même…

Je maintien cette évocation jusqu’à percevoir un peu de leur être, de leur humanité, de leur dignité

Je respire en leur présence…

Je les considère comme revêtues d’un manteau qui me signifie leur dignité

Et je laisse monter en moi devant ces personnes tout le respect dont je suis capable

Toute la confiance en leurs ressources

En leur capacité à  être

Par le lien de présence qui me relie à elles je leur adresse tout le bien que je veux pour elles

et pour leurs relations

Je les salue et j’appelle sur elles, sur chacune, la paix, l’ouverture à la vie, la joie d’être…

Et puis je prends congé et je les laisse doucement prendre leur chemin et s’éloigner.